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Ecolos ...Dingos
Author : AAAAclagazelle 
1/20

Date :    06-07-2020 06:14:32


Author : AAAAclagazelle 
2/20

Date :    21-06-2023 12:05:41


Batteries de voitures électriques : l'UE n'a pas les moyens de ses ambitions… et c'est l'Europe qui le dit

Bruxelles ne sait pas précisément où elle va en interdisant la vente de voitures thermiques neuves dès 2035. Ce verdict cinglant ne vient pas d’une corporation d’affreux eurosceptiques mais… de la Cour des comptes européenne. Dans son « rapport spécial », dévoilé ce lundi 19 juin, elle pointe notamment le manque de matières premières pour confectionner les batteries et l’absence de coordination des politiques de soutien. Et la Chine risque de tirer parti de ces lacunes.

La transition énergétique de l’automobile en Europe pourrait bien accélérer le mouvement de dépendance du continent et virer au fiasco :

« La Commission européenne a une vision très claire, qui est d’interdire la vente des voitures diesels et à essence dès 2035 (…) Mais d’un autre côté, nous nous sommes aperçus qu’il n’existe aucun objectif quantifié sur la manière d’y parvenir » fait remarquer Annemie Turtelboom, ex-ministre Belge des finances et membre de la Cour des comptes européenne. Elle s'exprimait ce lundi 19 juin face à la presse, en marge de la parution du rapport spécial qu'elle a piloté pour l'institution.

Son constat est sans appel : l’Europe serait mal armée pour lancer une industrie des batteries indispensable aux véhicules légers électriques car elle manque, en premier lieu, de matières premières. Lithium, cobalt, graphite et autres matériaux stratégiques pour les accumulateurs ne proviennent pas d’Europe. Le Portugal possède bien des réserves de lithium, mais la Cour des comptes européenne rappelle qu’il faut « 12 à 16 ans en moyenne » entre la découverte d’un gisement et sa mise en exploitation : « À brève échéance, c'est-à-dire à partir de 2030, les fabricants de l’Union Européenne seront confrontés à une pénurie de matières premières pour les batteries » pointe le rapport. L’an dernier, l’Agence internationale de l’énergie était parvenue à une conclusion encore plus pessimiste. Selon elle, le lithium viendra à manquer dès 2025 en Europe.

Outre le problème des matériaux, l’Europe aurait aussi un souci de compétitivité. La Cour des comptes fait remarquer que la production de batteries consomme de grandes quantités d’électricité et de gaz, « dont les prix ont augmenté de 60 % au premier semestre 2022 » indique le rapport. Ainsi, le coût de revient des batteries risque d’être particulièrement élevé et renchérirait d’autant celui des voitures électriques, déjà hors de prix. Si un tel scénario devait persister, la crainte serait de voir les industriels de la batterie se laisser séduire par d’autres continents pour y effectuer leurs investissements…

www.marianne.net/economie/economie-europeenne/batteries-de-voitures-electriques-lue-na-pas-les-moyens-de-ses-ambitions-et-cest-leurope-qui-le-dit
Author : MrHilp3 
3/20

Date :    21-06-2023 23:30:56


Où comment se tirer une balle dans le pied...
La prochaine guerre, ça ne sera pas pour récupérer des puits de pétrole mais sanctuariser les mines de lithium.
Author : Boudiou 
4/20

Date :    22-06-2023 05:50:08


Si tu te poses la question ../

pourquoi avoir forcé la Russie a déclencher cette guerre ..??..
les mines de Shevchenkivske et de Kirovograd sont une parties de la réponse ..


insideevs.fr/news/569606/lithium-ukraine-gisement-europe-guerre/


Author : AAAAclagazelle 
5/20

Date :    03-08-2023 11:36:56


Médine aux Journées d’été d’EELV : le rappeur qui voulait "crucifier les laïcards" a-t-il changé de refrain ?
Par Lucas Planavergne
Publié le 02/08/2023 à 17:08

L’invitation de Médine aux Journées d’été d’Europe Écologie-Les Verts, fin août, suscite de vives réactions. En 2018, alors qu'il devait se produire au Bataclan, le rappeur avait déjà déclenché une polémique en raison de ses paroles ambiguës et provocatrices sur la laïcité. Cinq ans après, quel est son discours ?

Un ver dans le fruit des Verts ? À l’occasion des Journées d’été d’EELV, qui auront lieu du 24 au 26 août 2023 au Havre (Seine-Maritime), le rappeur Médine, dont c’est la ville natale, est invité pour échanger avec la secrétaire nationale du parti écologiste, Marine Tondelier. L’objet du débat, qui n’a pas tardé à susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux : une « explication de texte » intitulée « La force de la culture face à la culture de la force » – l’une des phrases fétiches du « MC ».

Une explication de texte ? Marianne la faisait déjà en 2018, alors que le rappeur était plongé en pleine polémique autour de son concert prévu au Bataclan, théâtre des attentats islamistes du 13 novembre 2015. En cause, notamment ? Des paroles de son album Jihad, le plus grand combat est contre soi-même (2005) mais aussi et surtout celles du titre Don’t Laïk, sorti – par hasard – une semaine avant le massacre de Charlie Hebdo en 2015, et qui traite, comme son nom l’indique, de la laïcité.

« Je scie l'arbre de la laïcité avant qu'on le mette en terre, Marianne est une Femen tatouée "Fuck God" sur les mamelles [...] Je me suffis d'Allah, pas besoin qu'on me laïcise », peut-on relever dans la chanson. Ou encore cette phrase, régulièrement citée par les détracteurs de l’artiste : « Crucifions les laïcards comme à Golgotha. »

Plus tard, le rappeur avait admis « être allé trop loin » dans la provocation : « [Celle-ci] n’a d’utilité que quand elle suscite un débat, pas quand elle déclenche un rideau de fer. Avec Don’t Laïk c’était inaudible, et le clip a accentué la polémique. » Afin de « lever toute ambiguïté » Médine s'était également fendu d'un tweet en juin 2018, dans lequel il condamnait les « abjects attentats du 13 novembre 2015 et de toutes les attaques terroristes », et déplorait être victime des « foudres de l'extrême droite et de ses sympathisants ».
Problème : certains responsables de gauche avaient, eux aussi, émis des critiques sur le personnage et ses paroles. « Je ne suis pas de ceux qui sont dans l'interdiction, mais il y a une question qui est effectivement posée » avait par exemple réagi le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, dénonçant le « texte insupportable pour la République » que constitue Don't Laïk. « Je n'ai pas changé d'avis », confie d'ailleurs le patron du PS auprès de Marianne, cinq ans après la polémique autour du rappeur. Et d'ajouter : « Cela n'interdit pas le dialogue et la confrontation avec lui. »

Les paroles de Médine ne sont toutefois pas les seuls arguments brandis par ses adversaires pour le discréditer. Ses anciennes photos prises aux côtés de la fondatrice du Parti des indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja, ou encore de l'imam Hassan Iquioussen – expulsé du territoire français depuis pour des propos jugés « contraires aux valeurs de la République » – sont régulièrement exhumées sur les réseaux sociaux. Tout comme les images où l'on peut voir le rappeur faire une quenelle, geste du bras à sous-entendu antisémite popularisé par l'ex-humoriste Dieudonné.

Une autre accointance passée du Havrais est également souvent pointée du doigt : ses liens avec « Havre de savoir », qui se définit comme « une association dont le but est de faire connaître l'islam et ses valeurs d'ouverture », mais qui s'inscrit en réalité « dans le courant de pensée des Frères musulmans », d'après le chercheur et islamologue Romain Caillet, interrogé par CheckNews. « Je suis désormais officiellement l'ambassadeur de Havre de savoir. Lors de mes déplacements, de mes concerts à l'extérieur, j'essaie de toujours placer un mot pour promotionner l'association [...] Je vous invite à rejoindre nos rangs », assurait Médine lui-même, dans une vidéo datée de 2012. Auprès de CheckNews, il assurait pourtant n'avoir jamais tenu ce rôle pour l'organisation, ni même été adhérent…

TOUJOURS CRITIQUE DES « LAÏCARDS »
Depuis ces événements, grâce ou à cause des polémiques, le rappeur a gagné en popularité : France Télévision lui a même consacré un documentaire, Médine Normandie, diffusé pour la première fois en novembre 2020 et financé en partie par le conseil régional de Normandie, dirigé par le centriste Hervé Morin.
Au grand dam de l'élu ex-RN rallié à Reconquête !, Nicolas Bay, qui avait alors accusé Médine d'être proche de « la mouvance islamiste » – des mots contre lesquels l'intéressé a porté plainte.

Pour justifier la venue de l'artiste aux Journées d'été d'EELV, les organisateurs ont mis en avant cette nouvelle notabilité : « Ne soyons pas dupes : Médine peut se produire à l’invitation de Hervé Morin, à Sciences Po [il a participé à une conférence en 2018] être parrain ESSEC [plus précisément d'un programme égalité des chances de l'école, en 2014] mais ne peut pas participer aux Journées d'été écologistes parce que certains préfèrent cantonner ses textes à de "l'art urbain" pour éviter la confrontation politique », a en effet expliqué l'adjointe (EELV) au maire du 18e arrondissement de Paris, Léa Balage El Mariky, sur Twitter ce 2 août. D'après elle, Médine et les écologistes ne sont « pas d'accord sur tout », celui-ci ayant « pris des positions qui divergent » des convictions du parti et pour lequel il « s'est expliqué ».

Dans les textes, les positions ambiguës du rappeur n'ont pourtant pas totalement disparu. Son discours contre la laïcité prend désormais la forme d'un antiracisme prompt à dénoncer chaque fois que faire se peut « l'islamophobie ».
Dans le titre Voltaire sur son album Grand Paris (2020), l'artiste dénonce ainsi un traitement politico-médiatique « pas équitable » entre l'affaire Mila, du nom de cette jeune femme menacée de mort pour avoir osé critiquer la religion musulmane sur les réseaux sociaux, et celle de Mennel, une jeune musulmane ayant participé au télécrochet The Voice avec son foulard, et dont les anciennes publications polémiques sur les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray avaient refait surface.

L'artiste va jusqu'à reprendre des concepts à La France insoumise, telle que la « créolisation » mise en avant par Jean-Luc Mélenchon dans sa campagne présidentielle en 2022. « Cousine, enlève bien ton hijab avant de rentrer au lycée. Car la France jusqu'à c'qu'elle nous aime, on va la recréoliser », lâche ainsi le « MC » dans La France au rap français, septième piste de son dernier album, Médine France (2022).
« Quand ils s’adressent à l’un d'nous comme Pepita dans Pyramide. Prends des coups d'matraque dans le pif comme des tests antigéniques. Si tu l’ouvres, t’es qu’un islamiste, au mieux, un indigéniste », déplore-t-il également dans le titre éponyme de l'album.
Un morceau dans lequel il attaque, par ailleurs, frontalement des représentants médiatiques de la laïcité – il le faisait déjà dans ses précédents titres, en s'en prenant à des figures comme l'essayiste Caroline Fourest. « Le Printemps républicain c'est la campagne en hiver. Ça manque de culture, c'est tout blanc, que des blaireaux qui hibernent », peut-on ainsi entendre dans le morceau. Ou encore : « T'es dans le camp d'la gauche Kouachi si t'es pas de la droite CNews. J'préfère qu'on m'traite de séparatiste qu'être dans le camp d'Lydia Guirous [autrefois en charge de la laïcité à l'UMP et désormais préfète déléguée pour l’égalité des chances]. »

Dans ce huitième opus, Médine met également en avant son appartenance à la France, bien plus que dans ces précédents disques – en témoigne la pochette du CD illustrée par sa carte d'identité française. En n'oubliant pas d'évoquer ses origines algériennes en parallèle. « J’ai le cœur étranger, en forme hexagonale [...] J'mange pas de cochon, mais j’ai l’accent d’un vrai cauchois. Mais je viens aussi d’Afrique du Nord, comme Claude François », rappe-t-il dans Allons Zenfants, un titre aux allures de Marseillaise détournée, dans lequel il assure vouloir « réécrire » lui-même « l’hymne de la nation ».

Le propos « antifa » du rappeur, présent depuis son début de carrière, s'est encore renforcé depuis cinq ans. « J'pisse sur la fleur de lys, sur les fafs, les souverainistes. Les pédérastes de pétainistes, j'pisse sur les racistes. Sur les haineux maladifs qui jouent les asymptomatiques. Ceux qui chient sur les muslims mais panthéonisent Joséphine », énumère-t-il dans Généric, onzième piste de Médine France. « Mon père a chassé les skinheads, en 1987. Plouf-plouf au fond d'la Seine, les ancêtres du RN », peut-on également relever dans le morceau Saint-Modeste, sur le même album.

Si cette lutte contre la droite et l'extrême droite est quasiment intrinsèque au rap français, chez Médine, elle dépasse largement le cadre artistique. En avril dernier, alors que des membres du Rassemblement national s'opposaient à la venue du rappeur à Agen (Lot-et-Garonne), celui-ci a rétorqué lors dudit concert en offrant à son public des piñatas à l'effigie de la députée RN de Gironde, Edwige Diaz, et de la conseillère municipale RN de Lormont, Julie Rechagneux. Dans la foulée, les deux élus lepénistes ont porté plainte.

Le chanteur de 40 ans s'était illustré pour un acte du même acabit quelques jours auparavant, lorsque le député RN, Frédéric Cabrolier, et le maire LR de Lavaur (Tarn), Bernard Carayon, souhaitaient, eux aussi, interdire l'un de ses concerts en raison de « risque de troubles à l'ordre public ».
En réponse, Médine s'était alors filmé en train de jeter des fléchettes sur les portraits des deux élus, diffusant la vidéo sur ses réseaux sociaux. Les deux hommes avaient, là encore, déposé plainte dans la foulée. En 2021, c'était toutefois l'artiste lui-même qui annonçait porté plainte en diffamation contre la députée Renaissance – désormais ministre des Solidarités – Aurore Bergé, qui l'avait qualifié de « rappeur islamiste » dans un entretien sur LCI, réagissant à l'invitation du Havrais pour une conférence à l'École normale supérieure (ENS).

UNE NOTABILISATION POLITIQUE
Si quelque chose a néanmoins changé chez Médine depuis la polémique du Bataclan, ce sont bien ses engagements politiques. Ces derniers étaient, certes, déjà visibles depuis ses débuts, mais ils se matérialisent bien plus concrètement aujourd'hui. Lors de l'élection présidentielle de 2022, le rappeur avait appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon, puis à faire barrage à Marine Le Pen en donnant sa voix à Emmanuel Macron au second tour. Au cours de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites, l'artiste a également pris position, notamment en participant à des concerts de soutien.

En mars, aux côtés de la comédienne et militante Adèle Haenel, ainsi que de l'économiste Frédéric Lordon, il s'était même rendu auprès des grévistes de la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), après la réquisition de quatre salariés pour permettre l’approvisionnement des aéroports parisiens. « La puissance du blocage du Havre », avait alors tweeté la députée LFI Alma Dufour, accompagnant sa publication d'une photo avec le chanteur. Dans les paroles de son dernier album, celui-ci évoque d'ailleurs largement ses nouvelles batailles sociales. « J’suis pas Made in France quand j’vois les étudiants d’vant le CROUS faire la queue pour obtenir la moitié d’un casse-croûte », peut-on entendre dans le morceau Médine France. Et dans la même chanson, encore plus explicitement : « Ils reculent l'âge de la retraite mais avancent l'âge de la mort. »

Lors d'un entretien accordé à BFMTV en 2022, le rappeur balayait l'idée d'une future candidature aux élections, affirmant déjà faire de la « politique à différents niveaux ».
Dans les textes de son dernier album, il joue pourtant avec sa notabilisation, faisant miroiter une potentielle entrée en politique. « J'monte sur la scène depuis petit, j'fais pas de concert, j'fais des meetings. J'suis le candidat l'plus légitime », assure dans La France au rap français celui qui veut être vu comme « ambassadeur, pas comme un conquérant » – dans Heureux comme un Arabe en France.
Doit-on croire à l'hypothèse, encore plus explicitement exposée dans le titre Grenier à seum ? « Dans mon grenier à seum [rancœur] y a une élue de la ville, une conseillère municipale complètement débile [...] Aujourd'hui, j'ai toujours pas les clés d'la city. Mais quand on parle du Havre, c'est mon blase en premier qu'est cité. Elle va voir tout flou la vieille en 2026, quand j'vais devenir le maire d'la municipalité. »

marianne.fr
Author : AAAAclagazelle 
6/20

Date :    11-08-2023 16:45:46


Le ver est dans le vert : le franc-parler de Caroline Fourest

Imaginez qu’un rappeur se fasse appeler « Vatican ». Qu’il ait converti une partie de la jeunesse au rap identitaire chrétien, tel un juteux business. Qu’en pleine série d’attentats au nom de Jésus, ce rappeur baptise son album Croisade, incite son public à « crucifier les laïcards comme à Golgotha », multiplie les quenelles contre des sites juifs, prône une virilité toxique se moquant des « tarlouzes »… Ce rappeur chrétien, s’il existait, serait-il invité en grande pompe à l’université d’été du parti Les Écologistes ? Papacito, puisqu’il existe, pourrait-il être convié à deviser, avec la cheffe du parti en personne, sur « Force de la culture face à la culture de la force » ? Bien sûr que non.

Il faut une barbe noire bien taillée, se revendiquer de la « religion des opprimés » et pouvoir se vanter d’être détesté par le RN, pour se déguiser ainsi en « mère-grand ». Promettre aussi d’avoir un peu changé. Ce qui est peut-être vrai permet de protéger son business et son succès. Reste que les textes de Médine dégoulinent d’éléments de langage islamistes. Qu’à côté de sa virilité toxique, Denis Baupin passerait volontiers pour un « non-binaire » en transition. Pourquoi célébrer sa « force » culturelle ? Parce qu’il veut convertir en douceur désormais ? Pas de chance pour Médine, « avoir changé » fait exactement partie de la tactique des Frères musulmans, ces trotskistes de l’islam. Tariq Ramadan, qu’il a tant admiré, a longtemps usé de cette ruse pour faire passer les féministes laïques qui s’inquiétaient de le voir invité à gauche, en vertu de sa soi-disant « évolution », pour de dangereux paranoïaques « islamophobes ».

Le même refrain frelaté nous est donc resservi. Ce n’est pas une faute isolée. Cette invitation ne ferait pas autant de bruit si elle ne venait pas d’un parti qui, sous d’autres noms, a soutenu la construction d’une mosquée frériste à Strasbourg, si Sandrine Rousseau ne défendait pas un féminisme qui s’arrête au « voile » (qu’elle trouve beau), et si des militants laïques n’avaient pas dû fuir des sections entières tombées sous l’emprise de militants fréristes, comme ce fut le cas à Roubaix.

En voyant des intégristes noyauter les Verts avec facilité et délice, je me suis souvent demandé pourquoi la gauche écologiste offrait un fruit si juteux au ver islamiste. Le fait d’aimer la même couleur ne peut suffire… J’en suis arrivée à la conclusion que, contrairement à La France insoumise (convertie à ces alliances par cynisme électoraliste), les écologistes cultivent la naïveté et la repentance postcoloniale à un degré de bêtise qui les rend prenables par n’importe quelle brute se disant victime de racisme. En matière de danger totalitaire, ils n’ont tout simplement aucune boussole, autre que l’opposition au RN. Leur incapacité à voir que l’extrême droite peut avoir plusieurs visages, en l’occurrence une barbe, les transforme en parfaits idiots utiles de l’extrême droite islamiste comme de l’extrême droite raciste. Cette invitation a de quoi tous les régaler.

www.franc-tireur.fr/le-ver-est-dans-le-vert-le-franc-parler-de-caroline-fourest
Author : AAAAclagazelle 
7/20

Date :    19-08-2023 10:47:23


L’écologie populaire, une utopie élitaire
ÉDITO. Entre les élus écologistes et les classes populaires, l’alliance est difficile, voire impossible. Analyse d’une incompréhension mutuelle.

«Écologie populaire » sonne aux oreilles de beaucoup comme un oxymore. Faudrait-il entendre « écologie élitaire » comme un pléonasme ? Au-delà de ces figures sémantiques, cette réalité devrait mobiliser toutes les forces du pays. À l'échelle d'une société, une politique écologique qui n'associerait pas les classes populaires (dont le salaire se situe entre 800 et 1300 euros, soit 40 % de l'emploi en France, selon le Centre d'observation de la société) serait une politique unijambiste. Pour les émissions de carbone, par exemple, toute tentative de réduction serait vaine si une partie significative de la société n'adhérait pas à l'objectif. Une difficulté qui trouve son origine dans l'impossibilité, pour les plus modestes, de surmonter le « mur vert de l'écologie ».

En dépit de leurs dénégations, les élus écologistes n'ignorent pas cette réalité. En attendant de trouver une solution à ce qui relève, pour l'heure, de l'aporie, ils investissent, dans un aveu d'impuissance, le terrain sociétal, de l'antiracisme au féminisme, de la dénonciation des violences policières à celle des milliardaires. Leur soutien au comité Vérité pour Adama comme l'invitation du rappeur Médine à leur université d'été s'inscrivent dans la même logique. Et la planète, dans tout ça ? Comment la dire en partie victime des usages du quotidien, ceux des riches comme des pauvres, sans accabler ces derniers, déjà en proie à mille difficultés ? Les écolos cherchent, mais ne trouvent pas.

Author : AAAAclagazelle 
8/20

Date :    23-08-2023 11:03:37


Rentrée des écolos: "Le problème c'est pas Médine, c'est nous", dit Toussaint
Les écologistes ont "cherché le buzz" et "fait une erreur" en invitant le rappeur Médine à leurs journées d'été, a estimé mercredi la tête de liste EELV aux européennes Marie Toussaint, pour qui le parti s'est "tendu un piège".

"J'assume que nous ayons fait un erreur", a-t-elle déclaré sur France Info, ajoutant que les Verts ont "eu tout faux de A à Z".

"Le problème c'est pas Médine, c'est nous. On a cherché le buzz, on l'a eu, de la pire des manières possibles", a-t-elle insisté, jugeant que l'antisémitisme est "un sujet trop important, trop sérieux, pour qu'on fasse des coups politiques".

Le rappeur controversé est au coeur d'une polémique depuis dix jours en raison d'un jeu de mots sur X (ex-Twitter) qualifiant l'essayiste Rachel Khan, juive et petite-fille de déportés, de "resKHANpée".

Dans un entretien au Parisien, Médine a reconnu mercredi un "tweet maladroit", affirmant que "l'antisémitisme est un poison" qu'il combat "depuis longtemps".

"Les jeux de mots pourris, c'est pas ce dont le pays a besoin", a affirmé Mme Toussaint, regrettant que les écologistes se soient "tendu à (eux)-mêmes un piège".

"On se fait accuser à la fois par les amis de Médine et par (ses) ennemis, ça prouve bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas", a-t-elle développé, évoquant les attaques venues de la majorité, mais aussi de Jean-Luc Mélenchon qui a jugé les Verts "soumis au qu'en-dira-t-on des hypocrites".

"Nous ne sommes soumis à personne et certainement pas à M. Mélenchon", a-t-elle rétorqué, lançant au leader Insoumis que "quand on a un allié qui est dans la difficulté, on n'en profite pas pour lui mettre la tête sous l'eau".

Au même moment, les chefs de file LFI Mathilde Panot et Manuel Bompard affirmaient d'une même voix que "Médine n'est pas antisémite". La première a martelé sur France Inter que le rappeur était "victime d'une cabale ignoble menée par l'extrême droite, main dans la main avec les macronistes", tandis que le second a dénoncé sur RMC et BFMTV un "procédé odieux, mensonger et infamant" face auquel "céder comme (les écologistes) le font est un faute".

lepoint.fr

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