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(Vivez, si m`en croyez)




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Vivez, si m`en croyez
Mon humeur du moment en vidéo :)
Date d'inscription
22 Janvier 2013

Dernière reconnexion
29 Mai 2017 - 07h56

Membre certifié  par
 Vicomte

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Fiabilité
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Infos perso
Classements
Prénom : Jean Pierre
Sexe : Homme
Situation : Célibataire, sans enfant
Date de naissance : 09 Mar 1990 (27 ans)
Localisation : Remoulins (30)

Y a pas plus ouverts !n°857 (+12)
Son petit mot

Me manquent deux sourires...

L'un a 41 ans et l'autre?

 

 

 Tu devais être rose..

 

Des mois que je pensais à toi...
Au début, à peine oser espérer "toi" un jour, de crainte... d'avant, puis oser parler... de toi, puis te sentir "là"..., te deviner, te voir bouger doucement..., un jour te "presque toucher" sous ma main (instant magique!), entendre ton coeur battre vite, vite...
Dans quelques semaines, je te rencontrerai enfin et nous partagerons notre vie, la vie...

 

Mais ce coeur, un jour,n'est plus le même... Tu ne peux plus, tu ne veux plus?
La peur revient qui n'était qu'assoupie...
Partageras tu ma vie?

 

Tu viens vite, beaucoup trop vite, beaucoup trop tôt...
Tu es derrière cette porte, seule à te défendre...

Apgar est sans pitié: deux maigres petits points...faible espoir, mais espoir...
Je te vois passer dans ta prison de verre sur un chariot, vite, vite...il te faut rejoindre les machines à vivre...
Tu devais être rose, je te vois violacée, tachée de sang...
Pourquoi un homme n'aurait pas le droit de pleurer?

 

Les hommes en blancs se protègent, disent que peut être...mais on ne sait pas...
Je peux enfin t'approcher dans ta machine à vivre, te toucher pour une première caresse, à peine t'effleurer, si minuscule, si fragile...
Sauras tu gagner ou te lasseras tu?
Tu te bats pendant des jours, tu gagnes, tu perds presque, tu regagnes doucement.
Les grammes s'ajoutent aux grammes, deviennent enfin des hectogrammes...
On te sort de ta prison, définitivement...
Le soleil est de retour...

 

Tu devais être rose, tu devais naître rose...

 

 

Première pièce, premier salaire

 

C'était...avant.
Du temps où, à vélo, le principal danger était la poule qui traversait au dernier moment, du temps où... on slalomait entre les bouses de vaches et les nids... de poules, du temps où... on avait le temps!
Le mercredi n'existait pas, où du moins, du haut de ses huit ans, l'enfant s'en moquait bien!
Son jour à lui, c'était le jeudi. Son 14 juillet de chaque semaine!
Il y avait bien, le matin, la corvée du cathéchisme avec le vieux curé... Pas méchant, le curé, mais qui radotait à toujours parler du miracle de sa soeur guérie d'un cancer.
Par l'opération du saint esprit, il disait!
Les miracles, l'enfant n'y croyait plus vraiment depuis qu'il avait demandé un vélo neuf dans sa prière du soir... il avait toujours son vieux vélo et puis c'est tout!
Sitôt le cathéchisme fini, il montait sur son vieux vélo (qu'il aimait bien quand même) et filait vers le bureau de tabac de sa grand mère.
Elle parlait pas beaucoup, la mémé, mais ce qui était super, c'est qu'elle vendait plein de revues... Et l'enfant dévorait les mickey, les buck john, les tarzan, les mandrake avant de repartir à l'épicerie familiale pour le repas de midi.
 
Ce jour là, le repas de sa maman fût interrompu, (comme souvent, car personne dans le village n'aurait compris qu'on ferme l'épicerie pendant midi) par une cliente bien bavarde...
"Mon lapin, c'est la Marthe, tu veux venir?"
Comment faire autrement, même si la Marthe... il s'en fichait totalement!
C'était une vieille, c'est tout dire!
Plus vieille que sa mémé, sûrement. Toute en noir...comme sa mémé... mais elle, c'était pas pareil! Elle, il l'aimait bien, toujours étonné quand elle défaisait son chignon, se penchait en avant et peignait ses cheveux gris qui descendaient jusqu'à ses genoux...
Mais la Marthe... elle lui faisait un peu peur, toujours avec le même tablier troué et sale... et quand elle riait... même dans sa bouche, c'était noir!
 
Bon, son après midi était fichu et il pouvait pas refuser! Il fallait aller, à pied, à Mirande chercher une petite carriole et la ramener chez la Marthe.
Beaucoup avaient une de ces remorques à deux roues qui servaient aussi bien à porter la bouteille de gaz que les cageots de légumes, certains les accrochaient même après leur vélo. Et Mirande, c'était le quartier le plus éloigné du village... et le village était tout en longueur!
Seul intérêt de tout ça: la Marthe avait dit "j'te donnerai la pièce". Des pièces, il en avait pas souvent, pour ne pas dire jamais... mais les copains étaient comme lui...
 
C'est long, la traversée d'un village quand on a des jambes de huit ans, qu'on est tout seul, qu'on n'est pas rassuré à cause des chiens en liberté, qu'on a peur de se perdre dans des rues qu'on connaît pas et surtout quand c'est une corvée comme ça!
Il a même pas un copain qui habite dans le coin. D'ailleurs les copains, en ce moment, ils sont tous dans les pâquis, ces prés communaux en bord de saône, à faire du motocross avec leur vélo... Oui, on fait du motocross à vélo! il suffit d'accrocher un carton au porte bagages en le mettant bien entre les rayons et "vroum"!
Alors, il espère bien qu'au moins la pièce promise sera une belle pièce! Vingt francs, ça serait ridicule pour une journée gâchée comme ça! Cinquante francs ça serait plus normal. Cinq malabars! Il en donnerait à ses meilleurs copains Jean Pierre et Jacky... Euh...y a sa grande soeur... pas envie de lui en donner! Est ce qu'elle lui en
donnerait, elle? Il doit bien s'avouer que, oui, elle lui en donnerait... Elle est comme ça, sa grande soeur! Mais bon, elle est plus grande, c'est normal!
 
C'est le retour... maintenant il faut tirer la carriole pour rentrer et en plus, ça monte! Il commence à en avoir vraiment marre, surtout en pensant à ses copains... à ce train là, il sera trop tard pour aller les retrouver! Il transpire parce qu'il a dû courir tout à l'heure à cause d'un chien qui voulait pas le lâcher. A huit ans, les chiens de fermes sont tous gros! Et on a beau taper du pied, ça leur fait guère d'effet!
La pièce de cinquante francs espérée se transforme en pièce de cent francs! dix malabars! D'abord, la Marthe, elle avait qu'à aller la chercher toute seule, sa remorque! Elle a bien le temps, toujours à discuter avec des voisines... puis son jardin, il est si petit que ça doit pas la retarder! Lui il a des choses importantes à faire, comme vite
retrouver ses copains, demain c'est école!
 
Enfin il arrive...
La maison est petite, minuscule, même. Une seule pièce plus une remise en planches derrière. La Marthe est dans son jardin, en sabots avec son éternel tablier troué, appuyée sur sa bêche. Elle a l'air fatiguée, triste et si ridée, si ridée...
Quand elle le voit, elle sourit un peu. "Ah, te v'là. Merci mon p'tiot entre!"
Il la suit dans la cuisine... Il était jamais rentré. C'est sombre, triste, pauvre... un poêle à bois qui fume, une table près de la fenêtre, couverte de mouches, l'évier sous la fenêtre, le lit à rouleaux contre le mur du fond, une armoire, trois chaises et... rien.
Il sent que quelque chose cloche, que c'est pas comme chez lui...
Elle lui tend une grosse pièce grise en le remerciant encore "J'aurais jamais pu aller jusque là bas la chercher, c'te remorque... t'as ben d'la chance avec tes guibolles de gamin!"
 
Dehors, il regarde la pièce de... cinq francs... Mais, dans sa tête de huit ans ça pensait vite des fois, et il avait déja compris que les pièces ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Cette pièce, il s'en est souvenu toute sa vie, mais ça, il ne le savait pas encore!
 
 
 
PS: Bien sûr, cette histoire se passe au temps des anciens francs...
PPS: Google map vous dira que le village fait moins de trois kilomètres de longueur, mais chacun sait que Google ne comprend rien aux guibolles d'un gamin de huit ans.
 

Mains...

 

Main douce, hésitante...peur de faire mal, peur de mal faire...un bébé c'est si fragile...
Main qui m'a élevé, soigné, guidé, appris la vie, donné, compris...
Main vieillie, ridée, disparue un jour, si tôt... triste Noël...

 

Main rugueuse, maladroite, sévère... parfois méchante.
Main vieillie, adoucie... remords, pardon...
Main hésitante, fragile, devenue main d'enfant dans la  mienne...
Main blanche, main froide...

 

Main minuscule dans cette boîte surchauffée... main confiante, main magique de petite fée blonde...

 

Main maladroite d'amour, perdue de ne plus être la seule...

 

Main si sensible...trop sensible, qui court sur le clavier du piano... main qui a mal, main d'un peu moi...

 

Main d'ami, main d'amie... qui demande, qui donne... main secours, main pleurs parfois, main rire souvent, main partage...

 

Main d'amour, mains d'amours... passése, vécues, perdues... mains qui se détachent...pourquoi?

 

Main espoir, main vous, main toi, main dans main, main où?

 

Mains, je vous tends la main... 

 

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